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C’est bien connu, on ne sait pas vraiment ce qui traîne sur internet en matière de virus et autres spywares (logiciels espions). Cependant, moins visible, un ordinateur accédant à internet reçois une quantité phénoménale d’attaques directes à l’encontre de certains services. Ces attaques sont automatisées et proviennent de botnets un peu partout dans le monde et peuvent faire pas mal de dégâts en cas de protection insuffisante.

Afin de mieux connaître ces attaques, je vous invite à découvrir MHN (Modern Honeypot Network) développé par Threatstream, une société spécialisée dans la gestion des menaces numériques.

Modern Honeypot Network nécessite au moins deux équipements; une station d’analyse qui sortira les rapports et une station qui va recevoir toutes les attaques (nommée “HoneyPot” car elle attire les attaques et les garde en mémoire). Pour ma part, ce sont deux Raspberry Pi B+ qui ont servi de test. Remarque, il est indispensable d’isoler votre station de HoneyPotting afin d’éviter tout débordements sur votre réseau.

Une fois l’installation terminée et les stations mises en place, il vous suffit d’ouvrir tout le trafic sur votre (vos) stations de Honeypotting afin de le capturer. Par la suite, en rejoignant l’adresse IP de la station d’analyse, vous retrouverez vos résultats sur un portail web.

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Dans cet exemple, il s’agit du Dashboard, la page d’accueil par défaut, qui reprend un bref résumé des attaquants les plus fréquents ainsi que les ports/services les plus souvent visés.

D’autres rapports plus précis sont disponibles avec possibilités de consulter un listing complet des données brutes, si vous désirez retraiter les informations par un script par exemple. Toutes ces informations étant stockées dans une base de données, on peut directement les attaquer par des requêtes. Pour les fans de la localisation, une vue est disponible sous forme d’une carte reprenant les pays de provenance des attaques.

modern honeypot network map

Il faut évidement garder en tête que cette localisation peut-être faussée assez facilement mais cela donne un petit aperçu bien sympathique.

Niveau installation, elle est très simple. Il vous suffit de configurer les sondes, vos honeypots, dans l’interface web de la station d’analyse en précisant le type d’équipement, le système d’exploitation utilisé et d’autres données propres à la sonde (nom, localisation, notes,…). La station d’analyse générera un code à exécuter sur le Honeypot et le reste est automatisé.

Le code du projet se trouve sur web-link cette page Github